Libération des prisonniers et réforme de l’ANR
Respect des droits de l’homme, autorisation des manifestations, accès de l’opposition aux médias publics… Félix Tshisekedi a voulu marquer sa différence avec l’ancien président. « Ma méthode produit déjà ses effets », a-t-il affirmé. « Depuis que j’ai été élu, j’ai commencé à sévir contre les agents des forces de l’ordre qui violent le droit des citoyens. Au niveau de la télévision nationale, la parole est donnée à l’opposition. Les activités de Martin Fayulu passent sans censure et [il] continue à tenir des manifestations en toute liberté », a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs pris une série d’engagements, abordant notamment la question très sensible des prisonniers politiques. « Dans les jours qui viennent, tous les prisonniers politiques seront libérés », a-t-il affirmé, précisant que le calendrier sera déterminé « selon leurs cas, parce qu’il y a ceux qui vont bénéficier de la grâce présidentielle immédiatement, et d’autres [dont] les procédures peuvent être levées ». Mais quel que soit le délai, « Ce qui est sûr, c’est que tous les prisonniers seront libérés dans les prochains jours », a martelé le président congolais.

J’AI DONNÉ POUR ORDRE LA FERMETURE DE TOUS LES CACHOTS DE L’ANR, ET QUE L’ON NE PUISSE PLUS RETENIR DES GENS JUSTE À CAUSE DE LEUR OPINION POLITIQUE

Félix Tshisekedi a également annoncé avoir donné des instructions fermes concernant la très redoutée Agence nationale de renseignement (ANR), qu’il a décrite comme « la police politique de tous les pouvoirs depuis l’indépendance ». « Nous allons donner à l’ANR un autre visage, plus humain. J’ai déjà donné pour ordre la fermeture de tous les cachots de l’ANR, et que l’on ne puisse plus retenir des gens juste à cause de leur opinion politique », a-t-il déclaré, faisant écho à l’une de ses promesses de campagne.

Alors que se sont succédé les dénonciations de corruption concernant les élections indirectes des gouverneurs et des sénateurs prévus fin mars, Félix Tshisekedi a dénoncé un phénomène qui « a ruiné notre pays », demandant à la classe politique de « réfléchir » sur un futur changement de ce mode de scrutin.

Sur le fond de ses échanges avec Hage Geingob, Félix Tshisekedi a précisé que sa mission principale à Windhoek était de « solliciter le soutien de nos frères de la SADC pour éradiquer définitivement les groupes armés qui, depuis plusieurs années, sèment la terreur dans mon pays ».

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