L’appareil, qui venait de déposer du matériel de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) dans la ville de Tshikapa (province du Kasaï), s’est écrasé lors de son trajet retour vers Kinshasa, dans la soirée du 20 décembre.

L’accident ne devrait pas retarder davantage l’organisation de l’élection présidentielle congolaise, déjà reportée du 23 au 30 décembre. Mais au siège sous pression de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa, ce nouvel incident émaillant l’organisation du scrutin attriste les équipes.

« Nous déplorons la perte d’un appareil d’un de nos partenaires de la compagnie Gomair », regrette, devant Jeune Afrique, le rapporteur, Jean-Pierre Kalamba.
Un bilan incertain

L’appareil, un Antonov 26, avait été affrété pour transporter jeudi 20 décembre des « documents sensibles », notamment des fiches de résultats et des procès-verbaux, à Tshikapa dans la province du Kasaï, en vue du scrutin. C’est au retour, alors qu’il approchait de Kinshasa, de nuit, que l’appareil s’est crashé dans les environs de la capitale congolaise.

Kalamba, qui ne connaissait pas le bilan humain, affirme cependant qu’à sa connaissance, aucun agent de la Ceni n’était à bord de l’appareil. Gomair était néanmoins un sous-traitant de la commission électorale, employé pour sa logistique. « Nous allons voir si Gomair dispose d’autres appareils, explique Jean-Pierre Kalamba. Dans le cas contraire, nous allons recourir à d’autres partenaires ».

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