Le chargé de la vulgarisation du programme de Moïse Katumbi, Sam Bokolombe, a appelé, ce lundi 5 novembre 2018, au report des élections. Pour cause, ce député national évoque des défis politiques, financiers, sécuritaires et, surtout, logistiques dont la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI ) ferait face à l’heure actuelle.

« Il est temps pour notre classe politique, qui ne cesse de valider chaque jour sa légendaire réputation de médiocrité, de sortir de l’hypocrisie. Aujourd’hui, tant les acteurs de la Majorité, de l’Opposition que ceux de la Société civile savent qu’il relève d’une impossibilité objective de tenir les prochains scrutins le 23 décembre 2018, étant donné la complexité des défis politiques, financiers, sécuritaires et surtout logistiques, et que la CENI a besoin d’une rallonge de temps pour ce faire. Au-delà de tout ce qu’on peut penser et dire de Corneille Nangaa, notamment son impertinente rhétorique officielle et sa partisanerie kabiliste, il l’avait sous-entendu à sa sortie de la dernière réunion avec Kabila et la MONUSCO. Il serait dès lors dans l’intérêt général et plus responsable d’agir en hommes d’Etat. C’est-à-dire se résoudre de postposer raisonnablement ces échéances cruciales… », explique Sam Bokolombe.

Pour ce faire, le président du parti politique ADURE demande expressément à la CENI, en tant qu’organe technique, de prendre ses responsabilités et suggère, par ailleurs, une prolongation de deux ou trois mois de plus afin de préparer de « bonnes élections » sans machine à voter, et sans les fictifs.

« En revanche, sans envisager une énième transition, défiant la cristallisation astucieuse, démagogique et fétichiste sur la date du 23 décembre 2018, le pays gagnerait à se donner un bol d’air de deux ou trois mois pour organiser des élections que le peuple souhaite crédibles et inclusives, évidemment sans machines à voter ni enrôlés fictifs « , a précisé Sam Bokolongo.

De leur côté, la CENI et le gouvernement continuent de rassurer quant à la tenue des scrutins à la date fixée (23 décembre) et réfutent toute difficulté.

PARTAGER