L’Académie africaine de formation politique et électorale ouvre ses portes pour la formation des cadres de demain.

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L’Académie africaine de formation politique et électorale (A.A.F.P.), une école de management public dirigée par le professeur Henri Mova Sakanyi, a ouvert dimanche 14 octobre 2018 sa toute première session de formation.
Bien entendu, dans la perspective des élections générales de décembre prochain, celle-ci a porté sur les questions politique et électorale.

Aussitôt élu ou nommé, qu’est-ce que vous allez faire sur terrain si vous ne savez rien ? C’est à cette question que répond l’AAFP.

Faire le lien entre la réflexion et l’action c’est l’enjeu de l’Académie Africaine de formation politique, a souligné son initiateur.
Pour ce dernier, la formation est cruciale.
Pour illustrer ses propos, il a déclaré ceci : la RDC est gorgé de richesses naturelles, le Japon n’en a pas, pourtant ce n’est pas le pays qui est potentiellement riche qui est développé.

Le professeur Henri Mova en a tiré la conséquence suivante : C’est l’intelligence qui crée la richesse.

Il a démontré les limites d’une ambition qui ne s’en donne pas les moyens.

» L’ambition de gérer un pays ne suffit pas, il faut avoir les capacités de manager public. Apprendre à diriger. Être capable de transformer la société ça s’apprend, ce n’est pas une génération spontanée. », a affirmé Mova devant un auditoire constitué des cadres politiques, des candidats et des chercheurs.

Pour Mova, il faut que ceux aspirent à diriger se départissent de toute prétention en se formant pour servir l’intérêt général.

«On croit savoir que le 24 décembre on saura tout. Non. Même les philosophes les plus renommés ont dit : « Une vision sans action n’est qu’une hallucination » ou encore « Ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d’agir »,» a dit Mova en reprenant cette citation du savant Albert Einstein.

À la suite de Mova, plusieurs orateurs se sont succédés.

D’abord Hubert Kabasubabo (ancien gouverneur du Kasaï Occidental) pour montrer comment s’élabore un programme de Gouvernement.
Il a démontré quelle différence il y a entre un projet de société, un programme électoral et un programme de Gouvernement.

Il a également développé sur ce que doit faire, une fois installé dans son bureau, une personne nommée ministre ou élue député ?

Ensuite, la plus jeune des conférenciers Sosthène Kawen, moins de 30 ans, a expliqué que réussir dans la vie passe par se connaître soi-même.

Selon cet écrivain, c’est véritable exercice spirituel et d’introspection.

Pour S. Kapen, le succès passe par les objectifs résumés en SMART:
1. S comme spécifiques c’est-à-dire savoir ce qu’on veut exactement,
2. M comme mesurables,
3. A comme atteignables,
4. R comme réalistes, et
5.T comme définis dans le temps.

Le tout en accord avec le pourquoi, a-t-elle insisté.

L’Académie Africaine de Formation Politique aident les futurs élus et mandataires publics à apprendre à diriger afin qu’ils fassent pas de dégâts.
Sinon c’est la communauté qui en pâtira.

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