La police congolaise a estimé à 5 000, le nombre de partisans réunis, samedi 29 septembre à l’espace compris entre le boulevard Triomphal et l’avenue de l’Enseignement, pour le meeting de l’opposition à Kinshasa.

« Le Commissaire provincial félicite les éléments commis à cette activité politique pour le professionnalisme dont ils ont fait montre dans l’encadrement de plus ou moins cinq mille militants venus répondre à l’invitation des partis politiques », a écrit le chef de la police (à Kinshasa), le général Sylvano Kasongo dans un communiqué publié ce dimanche 30 octobre.

Le lieu du meeting était noire de monde samedi lors du meeting animé par les opposants Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Freddy Matungulu, Adolphe Muzito, Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi.

Les foules bondaient également jusque dans les rues secondaires de l’avenue de l’Enseignement.
Les militants arboraient des t-shirts aux effigies de leurs leaders respectifs, qui ont tous prêché l’unité de l’opposition et le refus de la machine à voter.

Une centaine de policiers étaient déployés aux abords du Palais du peuple (siège du parlement) et des avenues aux alentours. Le meeting s’est déroulé « sans incident », a noté le général Kasongo qui a constaté que « les organisateurs du meeting ont veillé au bon déroulement de l’activité ».

« Ceci prouve que si chaque organisateur des activités publiques veille au strict respect des dispositions de la loi régissant l’organisation des manifestations et réunions publiques en RDC, les incidents et accrochages avec la police seront de moins en moins enregistrés à Kinshasa », note-t-il dans le communiqué.

Les sept principaux Opposants ont réitéré leur rejet de l’usage de la machine à voter alors que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) entend recevoir le dernier lot de ces machines de fabrication sud-coréenne d’ici octobre.

Lors d’un point de presse vendredi à Kinshasa, le porte-parole de la Majorité présidentielle (MP), Alain Atundu, a prévenu que les opposants, qui rejettent l’usage de la machine à voter lors des scrutins prévus le 23 décembre, risquent d’être « victimes de leur propre turpitude ».

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