La Commission Diocesaine Justice et Paix de Kananga, au Kasaï central, condamne les attaques répétées de trois couvents de religieuses oeuvrant dans la ville de Kananga, par des bandits à mains armées non autrement identifiés.

Dans une déclaration rendue publique mardi 25 septembre 2018 à Kananga , la CDJP s’en va en guerre contre cet acte et demande aux autorités qui ont en charge la protection de personnes et de leurs biens d’assurer la sécurité des maisons des consacrés qui semblent visiblement être la cible actuelle des attaques à mains armées.
» Les malfrats ont fortement frappé les religieuses en les menaçant de mort, ce avant d’emporter de l’argent destiné à la réalisation des oeuvres sociales et communautaires, des objets de valeur et autres biens appartenant aux services sociaux » révèle cette structure.

Cet acte est à sa troisième expérience, dénonce cette structure catholique.

« Le couvent des religieuses de Saint Joseph de Tarbes à Bena Mukangala a été attaqué dans la nuit du 06 septembre 2018, ceux de Kambote et Malole appartenant aux Soeurs de charité de Jésus et de Marie ont été la cible des attaques des bandits respectivement le 14 et le 19 septembre courant », souligne le document.

Cette structure catholique parle d’une violation des droits humains et demande que les enquêtes soient ouvertes pour en connaître les auteurs.

Par ailleurs, la commission diocésaine justice et paix, tient à rappeler à toute la population de Kananga et d’ailleurs que les religieuses sont des personnes qui ont consacré leurs vies au service de l’église et de notre Nation.
« Parmi elles, il y a des missionnaires qui viennent des pays lointains et rendent des services sociaux à la population, notamment en matière de la santé, de l’enseignement, de l’entretien des personnes malades et âgées, de l’assistance aux vulnérables, ainsi que de soins aux veuves et orphelins
« , a-t-elle expliqué.

De ce fait, poursuit-elle, les religieuses devraient, non seulement bénéficier de la considération de notre société, mais aussi de la protection de toute la population et des services de l’État.

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