Jean-Marc Kabund, déplore un processus électoral «bâclé » qui, d’après lui, met en cause la crédibilité des élections qui auront lieu au mois de décembre de l’année en cours.

«Il est clairement établi que la machine à voter présente un problème au processus électoral. Le fichier électoral corrompu ne rassure pas l’issu de celui-ci. Nous, étant un parti qui concourt aux élections avec ambition de les gagner, nous ne pouvons pas nous hasarder à des élections moins crédibles», a-t-il déclaré.

L’UDPS dénonce également le maintien de Jean-Pierre Kalamba, son délégué au poste de rapporteur de la CENI.

«Nous continuons à réclamer le départ de Kalamba parce qu’aujourd’hui nous ne savons pas qu’est-ce qu’il représente à la CENI étant donné qu’à l’UDPS nous l’avions désavoué, et que nous voulons le remplacer par un autre membre du parti. Le processus électoral actuel est biaisé et ceux qui sont appelés à organiser les élections sont sous les ordres du pouvoir », martèle-t-il.

L’UDPS reste réticente à l’idée de continuer à prendre part au processus électoral bien que son candidat président, Félix Tshisekedi, a été retenu parmi les challengers autorisés à concourir à la prochaine présidentielle.

«La CENI veut nous organiser des élections bâclées avec la machine à voter et un fichier corrompu, aussi des animateurs contestés par leurs partis. Nous disons clairement que ce processus est vicieux et nous ne pouvons pas nous y engager », a-t-il renchéri.

A quatre mois des élections, le débat sur le nettoyage du fichier électoral et de la mise à l’écart de la machine à voter reste inchangé. La France et l’Union africaine ont, toutes les deux, appelé à un consensus autour de ces sujets qui divisent la classe politique congolaise.

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