Le général Kasongo parle d’une vingtaine de militants qui ont tenté de manifester.

« Vingt-deux personnes, ça représente rien dans la capitale. On ne peut même pas dire une goutte d’eau dans l’océan. C’est moins qu’une goutte d’eau dans l’océan, en réalité. Ils ont promis des manifestations, la capitale est assez grande, on ne les voit pas. La Lucha est bien pour les réseaux sociaux et la presse. Sur le terrain, on ne les voit pas », a déclaré le chef de la police à Kinshasa.

Le général Kasongo dit avoir autorisé la libération des militants interpellés car, d’après lui, il n’y avait rien de grave.

Après leur libération, les militants ont été escortés par la police jusqu’à la 7ème rue, dans la commune de Limete.

Contrairement à Goma et Bukavu, la marche du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) contre la machine à voter a été sécurisée par les forces de l’ordre à Beni.

Les militants sont partis de l’Hôtel de Ville de Beni jusqu’au bureau de l’antenne de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), située au quartier Boikene où ils ont déposé un mémorandum.

“Nous demandons à la CENI d’abandonner le recours aux machines à voter et d’ordonner le gel immédiat de commande des machines en cours. Laisser les experts électoraux internationaux accomplir leurs missions sans restriction et inviter les pays et les organisations qui les souhaite à déployer les observateurs électoraux nationaux et internationaux”, déclarent t-ils dans le mémo.

A Kinshasa, 27 militants interpellés lundi dans la matinée devant les bureaux de la CENI, sur le boulevard du 30 Juin, dans la commune de Gombe, ont été relâchés. A Goma, le mouvement citoyen rapporte que ses membres ont été blessés lors de la répression de la marche par la police.

La police a arrêté la marche au niveau de l’ULPGL et littéralement frappé les manifestants pacifiques à l’aide de bâtons et de crosses d’armes. Au moins 5 blessés graves viennent d’être admis à l’hôpital Heal Africa. Plus loin au siège de la CENI, la répression se poursuit”, a tweeté le mouvement.

“4 militants ont été arrêtés dans la même ville. Nous condamnons ces actes barbares de la part de la PNC et restons mobilisés pour dire non à la machine à voter imposée par Kabila et sa ceni”, a déclaré à ACTUALITE.CD le militant Gloire Wanzavalere qui s’occupe du monitoring au sein du mouvement ce lundi.

Dans la ville de Bukavu, le mouvement déplore une « répression avec des tirs de lacrymogènes. 21 camarades arrêtés, 7 blessés dont 2 graves », selon la même source.

A Kisangani, chef – lieu de la province de la Tshopo, la manifestation anti- machine à voter a été dispersée par la police sans incident majeur.

“Il n’y a pas eu d’arrestation. Nous essayons encore d’atteindre le siège de la CENI pour déposer notre mémo”, a déclaré un militant.

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