Intervenant sur les antennes de la radio Top Congo mercredi 29 août dernier, Francis Kalombo a accusé Vital Kamerhe d’être au service du pouvoir et lui a attribué la responsabilité de la souffrance actuelle de la population par son « inconstance », avait-il dit.

Et la réaction du parti cher à V. Kamerhe ne s’est pas faite. Pour son secrétaire général, il est hors de question que celui qu’on appelle affectueusement « VK » réponde à Kalombo.

« Le président Vital Kamerhe ne répondra jamais à Francis Kalombo dont le mercenariat politique est connu de tout le monde. N’eût été son invalidation, contre son gré, il serait à ce jour député PPRD. Qu’il continue à vivre toute honte bue, aux dépens de MK », a indiqué Jean-Baudouin Mayo via Twitter.

La sortie médiatique de Francis Kalombo membre de Ensemble pour le Changement, prête a confusion d’autant plus que les présidents de l’UNC et de Ensemble, ne cessent de multiplier des messages et d’appel à l’unité de l’opposition.

Lors de la clôture du deuxième congrès de son parti « UNC » qui s’est tenu du 2 au 4 août dernier à Kinshasa, Vital Kamerhe déclarait :

« Nous avons fait une tripartite qui a duré 1h et 45 minutes et nous étions de coeur avec notre ami Moïse Katumbi. Parce que comme je l’avais dis dans mon discours d’ouverture, JP Bemba, M. Katumbi, Félix Tshisekedi et moi-même V. Kamerhe, nous avons une responsabilité historique. Si le peuple congolais rate une alternance cette fois-ci, ça sera par notre égocentrisme et par notre souci de nous servir nous-mêmes. Nous avons réaffirmé à haute voix, que nous serons tous flexibles. Ce n’est pas moi et pas les autres, non. Si c’est Bemba c’est nous tous, si c’est Félix c’est nous tous, si c’est Moïse c’est nous tous et si c’est Vital c’est nous tous ».

Pour certains observateurs, au moment où l’opposition cherche des voies et moyens pour trouver un candidat commun, des propos tels que ceux tenus par le conseiller chargé des questions électorales et porte-parole adjoint de M. Katumbi, sont inopportuns et de nature à fragiliser l’opposition.

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