L’ambassadrice des USA aux Nations-Unies a, dans son allocution prononcée au Conseil de sécurité de l’ONU lundi 27 août dernier sur la situation en RDC, signifié qu’une étape importante a été franchie par la non-candidature du président Kabila, à la prochaine présidentielle, mais que beaucoup restait à faire.

« L’histoire jugera favorablement la décision du Président Kabila si elle conduit à des élections libres, équitables et crédibles qui se traduiront par une démocratie durable pour le peuple congolais, ce qui sera, nous l’espérons, l’héritage qu’il fera sien dans les mois à venir », a déclaré Nikki Haley.

L’ambassadrice américaine, au sujet de l’autofinancement des élections par le gouvernement congolais, se demande si c’est opportun.

« J’ai eu l’occasion de rencontrer le président Kabila l’année dernière. S’il était ici aujourd’hui, je lui dirais qu’il est louable que le gouvernement de la RDC veuille financer seul ses élections, mais est-ce faisable ? Est-ce réaliste ? Est-ce même nécessaire? » s’est-elle interrogée.

Pour elle, que la CENI accepte l’aide logistique de la MONUSCO n’est pas une insulte à la souveraineté de la RDC. Avant d’ajouter qu’au lieu de cela, la RDC gaspille de précieuses ressources pour acheter des capacités qui sont déjà à sa disposition.

« Nous respectons la RDC en tant qu’État membre souverain des Nations-Unies. Mais cela ne peut qu’éveiller des soupçons lorsque le gouvernement congolais refuse l’aide qui aiderait à faire d’élections libres, équitables et crédibles une réalité, tout en continuant à accepter l’aide humanitaire que beaucoup d’entre nous continuent de lui donner », à martelé Nikki Haley.

« Le moment de choisir est venu. Nous leur demandons de choisir l’aide de la MONUSCO. Choisissez des élections libres, équitables et crédibles le 23 décembre. Choisissez une transition pacifique du pouvoir en janvier 2019. Choisissez ainsi un avenir meilleur pour des générations de Congolais à venir », a-t-elle conclu.

Pour les USA, il reste assez de temps (117 jours) pour résoudre tous ces problèmes, et que les espoirs d’autodétermination de plus de 80 millions de citoyens congolais dépendent des décisions que le président Kabila et la CENI prendront dans les jours et les semaines à venir.

PARTAGER