La sortie médiatique de Kengo sur RFI en début de semaine a fragilisé la charte du Front Commun pour le Congo (FCC). Le président du sénat avait affirmé qu’il n’était pas obligé de soutenir automatiquement le candidat à la présidentielle (Emmanuel Ramazani Shadary) de cette coalition politique et électorale de la nouvelle majorité présidentielle dont le président Joseph Kabila est l’autorité morale.
Ce qui est contraire à la charte FCC que son regroupement politique a signée via le ministre de la fonction publique Michel Bongongo.

Cette incartade de Léon Kengo, d’après des sources proches de la présidence de la République, n’avait pas du tout plu au chef de l’État.
Joseph Kabila a donc convoqué Léon Kengo hier jeudi 23 août en sa résidence.
C’était avant que le président du sénat ne rencontre, en sa résidence, l’ex Premier ministre Adolphe Muzito.

Rien n’a filtré de l’entretien entre Kabila et Kengo.

Mais aussitôt leur entretien terminé, le chef de l’État a demandé aux cadres du FCC d’élaborer un règlement d’ordre intérieur (R.O.I.).

Selon un analyste, la rédaction du R.O.I. c’est la réponse trouvée par l’autorité morale du FCC pour bien encadrer les membres de son regroupement afin qu’ils ne puissent pas user de leur liberté, en partie aliénée en signant la charte, comme l’a fait Kengo.

D’après lui, c’était un fâcheux précédent que devrait réprimer un régime de sanctions s’il avait déjà été adopté par le FCC.
Sans R.O.I, le président du sénat s’en est sorti indemne, fait-il remarquer.

Le FCC s’active à élaborer au plus vite le R.O.I. à côté des ses statuts.
Jusqu’à jeudi tard dans la nuit les travaux se sont poursuivis chez le président de la République.

Toutefois, R.O.I ou pas, Kengo l’octogenaire s’en moque. On voit mal ce document le museler.

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