Pour Léon Kengo wa Dondo interrogé par Rfi ce matin, au sujet de la polémique sur la désignation de Shadary, l’élection c’est d’abord le rendez-vous entre un homme et son peuple quel que soit son mode de désignation.

« Il ne vient pas orphelin dans cette élection, il a un père qui l’a présenté qui va le soutenir. L’élection c’est un homme devant son peuple, même si le président l’a désigné ça peut ne pas aller », a expliqué Kengo wa Dondo.

A la question de savoir si Kabila serait en train de jouer le scénario Medvedev-Poutine, le président du sénat indique que c’est un scénario qui est crédible.

» Il fait passer Ramazani, Ramazani peut être élu une fois, lui peut revenir, personne ne peut émettre des critiques, moi je pense qu’il a bien joué », a renchéri Kengo.

Selon lui, le fait pour Joseph Kabila d’avoir désigné son dauphin, est un signe qui prouve « qu’il est le seul à avoir respecté la Constitution ».
« Il faut plutôt rendre hommage », a-t-il déclaré.

Pour rappel, le président Vladimir Poutine avait dû renoncer à briguer un 3ème mandat présidentiel à cause de la limitation constitutionnelle.
Il promut alors la candidature de son Premier ministre Dmitri Medvedev.
Élu président de la République en 2008, ce dernier nomma Poutine premier ministre.
Au bout de 4 ans (2012), Medvedev, alors qu’il en avait le droit, ne se présenta plus à la présidentielle. Il laissa Poutine revenir.

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