Interviewé ce mercredi 15 août par Rfi, au sujet de la désignation du dauphin Ramazani Shadary par Joseph Kabila, signe qu’il ne briguera pas un 3e mandat, le ministre angolais des Affaires Étrangères, a signifié que son pays était content de cette décision, mais que tout n’est pas encore fait.

« L’Angola salue vivement la décision du président Kabila comme une contribution pour la paix et l’apaisement de la situation interne. C’est un grand pas mais c’est pas tout, pour que le processus électoral puisse aboutir et atteindre les objectifs qui ont été fixés par eux-mêmes les congolais », a indiqué Manuel Augusto.

Pour la République d’Angola, il reste à présent le respect de l’Accord du 31 décembre 2016 pour aboutir à des élections inclusives.

« Pour nous, il faut que l’Accord de la Saint Sylvestre soit respecté et tout ira bien. Il a respecté la Constitution en prenant cette décision. C’est très bien, mais il y a d’autres choses qui sont prévues, la décrispation, l’inclusivité des élections. Donc, d’ici au mois de décembre, il y a plusieurs tâches qui sont prévues dans l’accord », a renchéri le parton de la diplomatie angolaise.

Selon lui, le pays de Joao Laurenço souhaite maintenant voir l’Accord du 31 décembre 2016 être respecté et que les élections puissent contribuer à l’accélération du processus de stabilisation en RDC.

« On a aucune intention de s’immiscer dans les affaires internes de la RDC », a-t-il conclu.

Pour rappel, l’exclusion pèse sur deux candidats : Jean Pierre Bemba Gombo et Moïse Katumbi Chapwe.
Le premier, bien qu’ayant déposé sa candidature à la présidentielle de décembre prochain, risque de voir sa candidature invalidée pour fait de corruption que la Majorité présidentielle assimile à la subornation des témoins dont il a été reconnu coupable par la CPI.
Le second est contraint à l’exil forcé depuis 2016 et n’a pas déposé son dossier de candidature à la présidentielle.
Les listes définitives à la présidentielle seront publiées par la CENI dans moins de 10 jours. Les listes définitives le seront un mois plus tard.
C’est alors que l’on saura qui est candidat et qui ne l’est pas lors des élections présidentielles du 23 décembre 2018 annoncées comme historique car elles devraient en principe consacrer la première passation pacifique du pouvoir entre un président sortant et un président entrant.

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