À moins de 48 heures de la fin des dépôts de candidature à la présidentielle de décembre prochain, les 155 signataires de la charte du Front Commun du Congo sont attendus ce mardi 7 août 2018 à Kingakati, ferme présidentielle située à l’est de Kinshasa.

Selon un cadre de la majorité présidentielle contactée mardi, le temps fort de cette réunion sera la communication du président de la République aux délégués du FCC.

Cependant, notre source, prudente, dit ne pas connaître la teneur du message présidentiel.

Selon lui, il peut s’agir soit de l’annonce solennelle de son dauphin en dévoilant son nom sur la dizaine de noms qui lui a été présentée par les différents regroupements qui composent le FCC, ou soit un discours général sur son avenir personnel lui qui est fin mandat et ne peut se représenter.

Selon d’autres indiscrétions des cadres du FCC, Aubin Minaku (le patron de la majorité présidentielle et président de la République), Albert Yuma (puissant présidents de la FEC, de la Gecamines et de la Banque centrale du Congo) et Henri Mova Sakanyi (vice-premier ministre chargé de l’intérieur et président du comité stratégique du FCC), seraient au coude à coude.

Toutefois, renseigne notre source, sont encore en embuscade : le directeur de cabinet du chef de l’État Néhémie Wilanya, l’ex premier ministre Matata Ponyo ou encore Moïse Ekanga et Évariste Boshab.

Définitivement hors course, Modeste Bahati Lukwebo (ministre du plan), José Makila (vice premier ministre chargé du transport), Bruno Tshibala (Premier ministre) Jean Lucien Bussa (ministre d’Etat chargé du commerce).

Le cas Palu demeure préoccupant car Gizenga avait dit que son parti après avoir soutenu le PPRD en 2006 et 2011, vient le tour de celui-ci de soutenir cette fois-ci son candidat à la présidentielle.

Voilà pourquoi le nom de Antoine Gizenga reviendrait aussi dans la short liste des présidentiables du FCC.
Quoiqu’il en soit, le président de la République se trouve devant un choix historique qui conduira à la première alternance pacifique du pouvoir en RDC.

Le choix du dauphin va entraîner des tensions à la majorité présidentielle.
Cela que l’on saura la valeur de la signature apposée par les uns et les autres sur la charte FCC.

Pour rappel, les signataires FCC s’étaient engagés à respecter le choix du président de la République quand à la désignation notamment de son successeur.
Le chef de l’État avait demandé à ses partenaires de lui envoyé une liste de 4 personnes.

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