Ce n’est un secret pour personne, l’historien congolais de renon international Elikya Mbokolo a adhéré au Front Commun pour le Congo « FCC », cette coalition politique électorale qui a pour autorité morale le Chef de l’État.

Après avoir subi des vives critiques tant nationales qu’internationnales suite à son adhésion, notamment sur les réseaux sociaux où il a été virtuellement lynché, l’historien a, au cours de son passage à l’émission « Équipe Nationale » diffusée mercredi 18 juillet dernier, confirmé qu’il n’a pas monnayé son adhésion au FCC.

« L’adhésion je l’ai faite en mon nom propre. J’ai payé le billet d’avion de moi-même pour venir jusqu’ici. Là où j’habite c’est pas dans un hôtel mais plutôt chez moi à Kinsuka. Et tout ce que je consomme est acheté par mon argent », a indiqué E. Mbokolo.

Il a dans la foulée conseillé aux uns et aux autres de toujours se renseigner lorsqu’ils ignorent quoi que ce soit.

« Le travail que je fais est quand-même un grand travail. À Paris j’ai fini le travail en qualité de professeur des Universités de classe exceptionnelle, ça veut dire qu’au-dessus de moi il n’y a personne. Et vous pensez que je manque d’argent? », a-t-il renchéri.

« Dire que j’ai été payé pour adhérer au FCC est comme une insulte envers ma personne. La France m’a décoré chevalier de la légion d’honneur, je n’ai rien payé pour ça. J’ai acheté une parcelle à Paris, j’en ai aussi ici à Kinshasa. Dire des telles choses, pour moi je vois comme si les gens m’insultent », a martelé Elikya Mbokolo.

Pour l’historien congolais, le FCC n’est qu’une suite logique de ce qui s’est fait au dialogue de la Cité de l’Union Africaine en 2016.

Dans l’opinion, son adhésion est mal digérée. L’icône qu’il représentait pour la jeunesse n’en est plus une.
»Jeunes soyons nos propres repères », un slogan de Eugène Kandola, est devenu le symbole de cette déchéance de Elikya Mbokolo.

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