« Je salue le discours du chef de l’Etat et je suis très fier du rappel qu’il nous fait que le Congo appartient aux Congolais », a réagi François Nzekuye, député national et cadre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). De son côté, Augustin Kabuya, secrétaire général adjoint de l’UDPS, considère que Joseph Kabila «, encore une fois, a manqué un rendez-vous avec l’histoire. »

A la veille du 58ème anniversaire de l’indépendance de la RDC, le président de la République, Joseph Kabila, a appelé les Congolais à s’approprier le processus électoral afin de décider de l’avenir de leur nation. Il a également invité les politiques à s’impliquer dans la matérialisation des élections en vue de consolider la jeune démocratie qui, selon lui, ne souffre du reste d’aucun complexe.

Ce discours réjouit François Nzekuye, dans la mesure où il rappelle aux citoyens de ce pays que « l’avenir du Congo doit être décidé au Congo et par les Congolais. »

Mais, dans les milieux de l’opposition, on parle plutôt d’un nouveau rendez-vous manqué par Joseph Kabila. Ce dernier aurait dû « saisir cette occasion pour faire une mise au point et recadrer les choses », a estimé Augustin Kabuya, secrétaire général adjoint de l’UDPS chargé de la communication, mobilisation et implantation. « Il nous a dit ce qu’il nous a toujours dit », a conclu l’opposant.

Ce discours du chef de l’Etat constitue « un affront à la nation et au bon sens », écrit pour sa part Claudel-André Lubaya, député national et président de l’UDA/Originelle sur son compte Tweeter.

Et les évêques catholiques ?

Un autre message a été adressés aux Congolais par les évêques catholiques, qui leur demandent de continuer à exiger des élections crédibles dans le respect du calendrier électoral publié par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et de ne céder ni à la peur ni à la résignation et encore moins à la violence.

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