Depuis lundi 25 juin 2018, Adolphe Muzito a ouvert à Kinshasa les Universités populaires du Congo, un dialogue direct avec la population, pour expliquer les raisons pour lesquelles il combat le président Joseph Kabila et son clan.

Ces explications sont contenues dans sa 19è tribune.

Contrairement à la 18è tribune qui s’était focalisée sur les différents scénarii auxquels serait confronté le processus électoral d’ici décembre 2018, la 19è elle, est plus directe et dénonce un plan néfaste des Kabilistes, selon son auteur.

“J’observe aujourd’hui que, profitant de la situation confuse actuelle, le pouvoir a élaboré trois plans, tous néfastes pour notre pays”, a déclaré A. Muzito au cours de cette université populaire.

Les trois plans exposés et dénoncés par l’ancien premier ministre sont les suivants :

1. Plan A : Passer par la tricherie

Ici, A. Muzito note 3 moyens utilisés par les Kabilistes pour pouvoir tricher : Le fichier électoral, la machine à voter et la composition de la CENI.

2. Plan B : Pousser l’opposition au boycott

Selon l’ancien Premier ministre, ce plan consiste à organiser les élections sans nettoyage du fichier électoral, avec imposition de la machine à voter et le maintien de la composition actuelle de la CENI, espérant ainsi pousser l’opposition à refuser de participer à de telles élections où elle ne servirait que de faire valoir.

3. Plan C : La glissade

À travers ce dernier plan, il consistera pour les dirigeants actuels, comme le souligne Muzito, à se complaire dans la conservation du pouvoir. La non-organisation des élections permettrait selon lui, a ceux qui sont actuellement au pouvoir d’y rester faute d’élection qu’ils ne veulent pas sciemment organiser.

Pour remédier à cette situation, le fondateur de l’université populaire du Congo préconise plusieurs pistes de solutions :

– La nécessité du réajustement de l’accord de la Saint-Sylvestre en conservant ses acquis (la non révision de la Constitution, le rejet d’un troisième mandat…),

– Le nettoyage du fichier électoral par l’OIF,

– Et la restructuration de la CENI.

A. Muzito invite les congolais à quitter l’état d’amnésie collective et d’user de tous les moyens pacifiques pour empêcher l’exécution de l’un quelconque de ces plans.

“En tant que citoyen, je combats un chef de l’État qui a perdu toute légitimité et qui se complait à rester au pouvoir sans mandat du peuple”, a conclu l’ancien premier ministre.

Plusieurs participants venus de différentes provinces prennent part à cette université populaire qui se clôture mercredi 27 juin prochain.

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