Les États-Unis d’Amérique se sont retirés du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU. L’annonce a été faite mardi 19 juin dernier par Nikki Haley, l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies.

Pour les États-Unis, des pays comme la RDC, la Chine, le Cuba et le Venezuela ne peuvent pas être des membres du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Elle qualifie ainsi, cette institution d’hypocrite.

“Nous prenons cette mesure parce que notre engagement ne nous permet pas de continuer à faire partie d’une organisation hypocrite et servant ses propres intérêts, qui fait des droits de l’Homme un sujet de moquerie”, a déclaré Nikki Haley.

Cette déclaration de N. Haley sonne donc comme une douche froide pour la RDC qui a été élue, le 16 octobre 2017 à New York, membre du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, obtenant ainsi 151 voix sur 193 votants.

Déjà à l’époque, plusieurs ONG de défense des droits de l’homme étaient montés au créneau pour dénoncer cette intégration audit Conseil, brandissant l’argument selon lequel, la RDC n’est pas un modèle en matière de démocratie.

La déclaration de N. Haley combinée avec le départ des USA, viennent donc remettre le couteau dans la plaie, surtout en ce qui concerne les relations entre les États-Unis et la RDC.

Plusieurs autres raisons ont été évoquées par Nikki Haley notamment la réforme de cette institution, bloquée selon elle par la Russie, la Chine, Cuba et l’Egypte, mais aussi la position partisane de cette organisation défavorable à Israël.

Rappelons par ailleurs que depuis l’arrivée début 2017 de Donald Trump à la Maison Blanche, les États-Unis se sont retirés de l’UNESCO, ont coupé plusieurs financements à des organes de l’ONU et ont annoncé notamment leur retrait de l’accord de Paris sur le climat et de l’accord nucléaire avec l’Iran endossé par les Nations-Unie

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