La chambre haute du parlement a adopté mercredi 13 juin, après examen, le projet de loi portant ratification de la convention entre la RDC et la Russie sur la coopération militaire et technique. Selon ce projet de coopération militaire, signé entre les deux pays depuis 1999, la Fédération de Russie devra fournir à la RDC des équipements militaires et former les militaires congolais.

Le ministre de la Défense qui a défendu ce projet au Sénat a souligné que grâce à cet accord, la RDC saura faire face à toute agression et force négative qui déstabilise la RDC.

« Les groupes armés qui opèrent dans l’Est du pays ne font plus une guerre classique. Ils sont dissimulés dans la population. Il faut donc des équipements modernes. Nous avons besoin des hélicoptères modernes, des drones, etc. Et tous ces équipements nécessitent un appui », a soutenu le ministre Crispin Atama Tabe.

Au cours du débat qui a précédé l’adoption de cette loi, plusieurs sénateurs se sont opposés à son adoption, estimant qu’elle contient plusieurs zones d’ombre, notamment le fait que cet accord est silencieux sur ce que la RDC devra donner en contre partie à la Russie.

« C’est curieux qu’un accord qui a été signé il y 19 ans, soit ressorti seulement maintenant. Il y a quelque chose qui ne va pas. Nous ne pouvons pas autoriser la ratification d’un accord que nous n’avons jamais vu et donc nous ne connaissons même pas le contenu et certains détails », relève le sénateur Mokonda Bonza, qui dénonce une coopération militaire qui « autorise peut-être l’assassinat du Congo ».

Le président du Sénat a clos le débat et ordonné le vote dudit projet de loi alors que certains sénateurs exigeaient encore des éclaircissements du ministre de la Défense sur la qualité des signataires de cet accord pour la partie congolaise.​

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