La Chambre de première instance VII de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé vendredi 8 juin qu’elle se pencherait dans quatre jours sur le maintien en détention de Jean-Pierre Bemba Gombo en raison de sa condamnation pour des atteintes à l’administration de la justice. Cette annonce intervient quelques heures après l’acquittement de l’ex-vice-président congolais dans la principale affaire de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

Cette chambre annonce « une conférence de mise en état » pour le mardi 12 juin dans l’affaire « Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido». Il sera question de discuter du maintien en détention de Bemba Gombo en raison de sa condamnation pour des atteintes à l’administration de la justice. Une décision sur cette question sera prise ultérieurement en temps voulu, selon la même source.

La présence des personnes condamnées n’est pas nécessaire aux fins de cette conférence de mise en état. Les conseils de M. Kilolo et M. Mangenda sont invités à participer, précise un communiqué de la CPI, mais ne sont pas obligés de le faire.

Quelques heures auparavant, la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale a décidé, à la majorité, d’acquitter Jean-Pierre Bemba Gombo des charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité prétendument commis en République centrafricaine (RCA) entre octobre 2002 et mars 2003.

Suite à cet arrêt, la Chambre d’appel a estimé qu’il n’y avait pas lieu de maintenir M. Bemba en détention dans le cadre de l’affaire concernant les crimes allégués en RCA et qu’il revenait à la Chambre de première instance VII de déterminer si sa détention demeure justifiée en vertu de sa condamnation pour des atteintes à l’administration de la justice.

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