epa06424996 President of Angola Joao Lourenco speaks to journalists during a news conference in Luanda, Angola, 08 January 2018. Since Joao Lourenco took over power in September 2017 reportedly more than 300 exonerations and several dozens of appointments have been made, including the dismissal of former Angolan president Jose Eduardo dos Santos' daughter, Isabel dos Santos, from the board of directors of the state-owned oil and natural gas company 'Sonangol'. EPA/JOOST DE RAEYMAEKER

Le président de l’Angola, João Lourenço, insiste sur le respect de l’accord de la Saint-Sylvestre en République démocratique du Congo. Dans un entretien ce jeudi 31 mai 2018 à RFI, le président angolais s’est montré optimiste quant à la tenue des élections à la fin de cette année telle que prévue dans le calendrier électoral.

João Lourenço affirme qu’il va faire le suivi du processus électoral en RDC jusqu’en décembre.

«Vu qu’il y a un accord, les acteurs intérieurs mais aussi les partenaires internationaux, les pays voisins ont tout intérêt à ce qu’il (accord) soit respecté. La communauté internationale, pas seulement l’Angola, a attiré l’attention du président Kabila sur cette nécessité. Pour le moment, le président Kabila affirme que c’est ce qu’il a fait, que le recensement électoral est pratiquement conclu, que des ressources financières ont été allouées aux élections. Donc il faut lui accorder le bénéfice du doute. Nous n’avons pas de raison de penser que l’accord ne sera pas respecté. Nous continuerons de suivre la situation jusqu’en décembre», a dit le président de l’Angola.

Reçu le 29 mai dernier à l’Élysée par Emmanuel Macron, juste après le passage de son homologue rwandais, Paul Kagamé, le président de l’Angola, João Lourenço avait d’emblée, appelé le président Joseph Kabila à ne pas se représenter aux prochaines élections conformément à l’accord. Peu avant sa déclaration, le gouvernement congolais avait mis en garde les pays voisins de la RDC sur l’éventualité d’une action hostile contre Kinshasa avec le soutien des puissances occidentales.

Le président français, Emmanuel Macron, s’était dit prêt à appuyer «l’initiative» de Luanda et Kigali en ce qui concerne la crise en RDC. Une initiative dont la nature reste un mystère et pour laquelle le gouvernement congolais attend des clarifications de la part de la France et de ses deux voisins.

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