Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, appelle les autorités de la République démocratique du Congo à lever l’interdiction des manifestations publiques dans la perspective d’élections « crédibles et inclusives » en décembre, dans un complément de rapport publié lundi 7 mai.

« Lever l’interdiction des manifestations publiques aiderait grandement à ouvrir l’espace politique, en permettant au peuple congolais d’exercer librement ses droits politiques et civils », souligne le patron de l’ONU dans ce document qui porte sur un mois entre mars et avril, indique l’AFP.

Toute manifestation de l’opposition est interdite depuis septembre 2016 dans le pays, où la répression de marches des catholiques depuis le 31 décembre a fait une quinzaine de morts.

« Des divergences persistantes parmi les représentants politiques sur le processus électoral et un espace politique trop fermé continuent d’être une menace pour tenir des élections crédibles et inclusives », avertit-il aussi.

En conséquence, Antonio Guterres « appelle le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour mettre de la confiance dans le processus électoral et ouvrir la voie à un transfert démocratique du pouvoir ».

Il demande aussi au « parti majoritaire et à l’opposition de dépasser les intérêts partisans et travailler pour la consolidation des pratiques démocratiques en République démocratique du Congo ».

Antonio Guterres encourage enfin le gouvernement à favoriser les candidatures de femmes et lui demande de libérer des fonds pour la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

Le secrétaire général de l’ONU a le projet de se rendre dans les mois à venir à Kinshasa avec le président de la Commission africaine Moussa Faki Mahamat, pour des discussions avec le président Joseph Kabila sur les élections présidentielle et législatives prévues le 23 décembre.

Avec l’AFP.

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