La plateforme Agir pour les Élections Transparentes et Apaisées (AETA) note que la complexité de l’organisation de l’enrôlement des congolais de l’étranger risque d’avoir un impact sur la tenue des élections en décembre 2018.

Pour l’organisation, l’enrôlement des Congolais vivant à l’étranger planifié du 1er juillet au 28 septembre 2018 à trois mois de la première séquence électorale devait faire objet d’une attention prioritaire de la part de la tripartite Gouvernement-CNSA-CENI.

« Les exigences légales, la nature psychologique sensible et la complexité technico-opérationnelle exposent le respect de l’échéance du 23 décembre 2018 à un risque évident. Celui-ci pourrait constituer un autre déclencheur de la future crise politico-électorale », note l’AETA dans un communiqué.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI), cité par Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, a soutenu également que l’enrôlement des Congolais de la diaspora serait «techniquement difficile» si on s’en tient au respect du calendrier électoral.

Pour le député Juvénal Munubo, cette position de la CENI risque d’exclure une partie de Congolais qui espérait pour la première fois participer au processus électoral. Cela pourrait avoir un impact sur la loi électorale qui devra être révisée en cas de non-participation de la diaspora aux prochaines élections.

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