La procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI), la Gambienne Fatou Bensouda, a donné les grandes lignes de sa mission à Kinshasa à la fin d’un entretien qu’elle a eu avec Marie-Ange Mushobekwa Likulia, ministre congolaises des Droits humains.

« Je suis ici pour faire le suivi. Je suis là pour avoir plus d’informations sur les procédures nationales en cours et aussi rencontrer les autorités concernées. C’est aussi pour exprimer ma préoccupation au sujet des violences qui se déroulent dans différents endroits du pays. J’ai aussi l’opportunité de rencontrer la ministre Mushobekwa parce que son ministère est très important dans ce processus. Je suis là aussi pour reconnaître les efforts que ce ministère est en train de faire et aussi pour l’encourager pour que les droits de l’homme soient respectés dans ce pays », a-t-elle dit, Fatou Bensouda ce mercredi 2 mai.

La situation en RDC est toujours sous la surveillance de la CPI.

« J’ai décidé de venir, cela ne veut pas dire que je ne travaille pas avec les autorités du pays. J’envoie toujours mes équipes pour recueillir des informations et là j’ai décidé de venir moi-même. Nous allons continuer à travailler. Nous continuer à surveiller la situation », a-t-elle ajouté.

Un peu plus tôt dans la journée, profitant de l’arrivée à Kinshasa de la procureure de la CPI, la Dynamique de l’Opposition avait épinglé le cas des violences en marge des manifestations contre le pouvoir. Ce regroupement politique demande à Bensouda de se saisir de tous les cas de violations des droits humains intervenus en RDC y compris ce qu’elle appelle « séquestration par le pouvoir en place depuis plus de deux mois du corps de Rossy Mukendi » tué en marge de la manifestation organisée par le Comité Laïc de Coordination (CLC) le 25 février dernier. Dans cette déclaration lue ce mercredi 2 mai 2018 par Martin Fayulu, la Dynamique rappelle également le cas des fosses communes de Maluku, les massacres de Beni, de l’Ituri et des Kasaï.

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