Ancien Premier ministre de la République, Adolphe Muzito redoute les conséquences pouvant résulter d’un nouveau report des élections censées se tenir à la fin de l’année et auxquelles le président Kabila n’a pas droit de participer.

«Exclure Kabila du processus électoral est difficile à réussir. Elle impliquerait l’exécution d’un putsch de la part des opposants ou la Société civile qui ne semblent pas être engagés sur cette voie contre le régime de Kabila », a-t-il souligné dans une tribune publiée le 30 avril dernier 2018.

D’après Muzito, l’une des hypothèses pourrait être la tenue d’un troisième dialogue consensuel entre le pouvoir et l’opposition pour des élections apaisées.

«On pourrait imaginer que seule une transition inclusive et dans le cadre d’un gouvernement d’union nationale investi pour un programme de la Transition resterait une issue(…) Pour parvenir à ce scénario, c’est dès maintenant qu’il faut agiter la sonnette d’alarme pour un dialogue ouvert impliquant la Communauté internationale. Demain, c’est-à-dire attendre décembre 2018, serait trop tard et le risque d’un troisième larron resterait probable», écrit Muzito.

Plus que 8 mois pour la tenue des élections telle que prévue par le calendrier électoral, certains acteurs politiques de l’opposition accusent la Commission électorale de tramer un nouveau report.

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