« Il faut appeler directement le ministère des affaires étrangères à Bruxelles. Nous ne pouvons pas communiquer là-dessus », a laconiquement répondu, une source de l’ambassade. Didier Vanderhasselt, porte-parole des Affaires étrangères, n’a pas décroché le téléphone.

Standard rapporte que l’ambassadeur aurait été écarté pour rupture de confiance avec les Affaires étrangères à Bruxelles.

En poste depuis 2016, Bertrand de Crombrugghe de Picquendaele, avait été rappelé en janvier officiellement, pour consultation après la décision de fermeture de la Maison Schengen et de la cessation des activités de l’Agence belge de développement (Enabel) prises par le gouvernement congolais.

“L’ambassadeur est à Bruxelles pour des discussions politiques sur la situation actuelle. Il est là-bas pour une dizaine de jours. Ce n’est pas un rappel dans le sens diplomatique du terme. Techniquement, c’est un retour à Bruxelles pour des discussions”, l’ambassade de Belgique à Kinshasa.

Déjà à l’époque, des sources bruxelloises confirmaient le rappel de l’ambassadeur en parlant carrément de rupture.

« L’Ambassadeur belge à Kinshasa a en effet été rappelé pour consultation et sans aucun doute pour marquer une rupture », avait brièvement rapporté, le 30 janvier 2018.
Les relations entre la RDC et la Belgique se sont rapidement détériorées ces derniers mois, notamment à cause de la prise de position de cette dernière qui a ouvertement condamné les répressions des manifestations pacifiques dans le pays.

La RDC a décidé de la fermeture de la Maison Schengen, à Kinshasa, en signe des représailles à la réaffectation par le gouvernement belge de son aide humanitaire à la RDC aux organisations non-gouvernementales. Ce qui pour la Belgique semble marquer le point de rupture.

Bertrand de Crombrugghe aurait été affecté à « d’autres tâches au sein de l’administration centrale belge, a indiqué Didier Vanderhasselt, selon les médias belges.

« La décision est liée à une rupture de confiance entre le diplomate et le cabinet de Didier Reynders (MR). Le ministre belge des Affaires étrangères et son collègue de la Coopération au développement, Alexander De Croo (Open Vld), ont opté pour une approche dure envers le régime de Joseph Kabila en raison du report des élections et la répression violente de manifestations pacifiques. L’ex-ambassadeur endossait une approche davantage pragmatique », écrit 7sur7.be

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