Entre le Botswana et Joseph Kabila rien ne va toujours pas. Même après le départ du très collant Ian Khama. Jusqu’au dernier jour de son mandat, le 4e président du Botswana, n’avait cessé d’appeler son homologue congolais à respecter la constitution. Rebelote. Son successeur poursuit dans la même direction.

Intervenant à la 13e édition de la conférence Oppenheimer organisée jeudi par l’Institut international d’études stratégiques, IISS, Mokgweetsi Eric Keabetswe Masisi, 5e président du petit pays d’Afrique australe, tout juste arrivé au pouvoir le 1er avril dernier, a donné sa lecture de la situation politique en Afrique ainsi que les perspectives de paix et de stabilité du continent. Une stabilité, régionale, d’abord, que le Botswana a toujours pensée menacée par la crise politique en RDC.

« La tragédie en RDC est que son président est resté au pouvoir plus longtemps qu’il ne le fallait et il y a énormément d’agitations », a analysé le nouveau président botswanais lors de son interview accordée en marge de cet événement, avant d’ajouter qu’eux, au Botswana, ils étaient conscients de la nécessité de la primauté du droit. « Mon prédécesseur a adressé un message dans ce sens à la RDC et nous espérons que le président Kabila a compris ce qui se passe ».

S’il s’est réjoui de la tenue cette année des élections en RDC, le nouveau président du Botswana a cependant appelé son homologue congolais à s’« engager à ne pas tenter de revenir au pouvoir par quelque moyen que ce soit ».

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