L’auditorat militaire supérieur près la cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu des enquêtes sur l’attaque et l’incendie en décembre dernier de la résidence du chef de l’Etat à Musyenene, une localité du territoire de Lubero située à une vingtaine des Kilomètres de Butembo. La justice militaire souhaite désormais interroger l’un des prêtres catholiques du Diocèse de Butembo-Beni qu’elle suspecte de complicité dans cette attaque.

Le mardi 17 avril, l’auditorat militaire supérieur près la cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu a transmis une lettre d’invitation à l’évêque du diocèse de Butembo–Beni. La correspondance demandait au vicaire de la paroisse catholique de Luhotu, dans le territoire de Lubero, de se présenter devant les enquêteurs pour être auditionné dans le dossier de l’attaque et de l’incendie de la résidence du chef de l’Etat de Musyenene.

Selon les sources judiciaires, les assaillants s’étaient servi d’un véhicule de marque « Ben » appartenant à la paroisse de Luhotu pour transporter plusieurs effets pillés jusque dans la localité voisine de Masereka.

D’après les mêmes sources, le chef du groupe Maï-Maï Kilalo et certains de ses hommes s’étaient présentés à cette paroisse en présence de son vicaire et du président du comité paroissial pour « récupérer sans contraintes » ce véhicule et du carburant. Les magistrats instructeurs, qui parlent déjà d’une complicité dans cette attaque, disent attendre les moyens de défense de ces religieux sur les accusations portées contre eux.

Radio Okapi n’a pas pu obtenir la réaction du diocèse catholique de Butembo –Beni à ce sujet.

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