Depuis hier mardi 17 avril, Luanda, la capitale angolaise, abrite le sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Profitant de ce forum, l’Amnesty International exhorte les chefs d’État et des gouvernements de cette instance sous régionale à être ferme vis-à-vis de Kinshasa, faire pression sur les autorités congolaises afin qu’elles mettent fin aux terribles atteintes aux droits humains commises en RDC. D’après les sources proches du Secrétariat exécutif de la SADC, la RDC serait au centre de cette rencontre de haut niveau.

Alors que le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, continue d’ignorer les efforts déployés par la communauté internationale pour ramener la paix et la stabilité dans son pays, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) s’apprête à se réunir les 17 et 18 avril à Luanda (Angola) afin de se pencher sur la question de la sécurité dans la région, écrit Amnesty International dans un communiqué daté du 16 avril 2018.

L’organisation britannique note que la SADC est l’une des rares institutions sous régionale avec lesquelles le président Kabila et son gouvernement sont encore disposés à collaborer, ce qui représente à la fois une chance et une immense responsabilité pour les dirigeants d’Afrique australe à dire certaines vérités en face à Joseph Kabila en ce qui concerne le respect des droits de l’homme.

« La SADC ne doit pas rater cette occasion de redonner espoir à la population de la RDC, qui est actuellement victime d’une crise humanitaire catastrophique et de flagrantes atteintes aux droits humains », a renchéri Joan Nyanyuki, directrice du programme Afrique australe, Corne de l’Afrique et Grands Lacs à Amnesty International.

La fermeté des dirigeants exigée

Il a invité les participants au sommet de la SADC à avoir la fermeté vis-à-vis de la situation politique en RDC. « Les participants au sommet de la SADC ne peuvent se permettre de manquer de fermeté ni de prendre des gants face à la RDC.

Ils doivent faire preuve de la volonté politique nécessaire pour prendre à bras-le-corps la situation déplorable des droits humains en RDC, appeler les autorités à respecter et à protéger les droits fondamentaux de tous et à faire respecter la Constitution, notamment en favorisant et en protégeant l’existence de l’espace civil et politique afin qu’il soit possible d’exercer véritablement les droits aux libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique. », a insisté la directrice du programme Afrique australe, Corne de l’Afrique et Grands Lacs à Amnesty International.

L’Ongdh regrette que, le 13 avril courant, le gouvernement congolais ait boycotté la toute première conférence internationale de haut niveau sur la situation humanitaire en RDC. Pourtant cette conférence a permis de lever plus de 500 millions de dollars américains afin d’apporter une aide humanitaire d’urgence à plus de 13 millions de personnes touchées par des conflits armés, des déplacements forcés, des maladies et la faim.

Kinshasa a également battu campagne contre cette conférence en diabolisant certains pays qui devraient contribuer pour les nécessiteux congolais en errance.

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