Il ne s’était jamais prononcé publiquement. C’est fait. Le chef de l’État se prononce sur la problématique de la double nationalité qui agite la classe politique en ce moment. Et il durcit le ton.

« J’ai le devoir de défendre la constitution ou bien changeons la constitution », a déclaré Joseph Kabila aux députés de la Majorité présidentielle qu’il réunissait lundi à la Cité de l’Union Africaine. Propos rapportés par Yvon Ramazani, conseiller à la présidence de la république.

En plein débat sur la nationalité italienne de l’opposant Moïse Katumbi, ces propos confirment le bras de fer entre le pouvoir et le candidat d’Ensemble, sur qui pèse la menace de voir sa candidature à la présidentielle être rejetée.

Selon l’article 10 de la constitution congolaise, la nationalité congolaise est une et exclusive et ne peut être détenue en concurrence avec une autre. Une disposition sur laquelle s’appuient les autorités congolaises pour écarter le candidat le plus dangereux de l’opposition. « Pour celui-là, c’en est fini », a même osé le Secrétaire permanent du PPRD, Emmanuel Shadary, le 6 Avril dernier sur RFI. Cette entrée en scène du chef de l’État porte un peu plus le débat au plus haut sommet de l’État.

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