Léonard She Okitundu Lundula, vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale, a réagi à la clôture de la Conférence humanitaire pour la République démocratique du Congo organisée ce vendredi notamment par l’Union européenne et l’ONU.

« Les fonds ont été mobilisés. Maintenant, on doit associer le gouvernement de la RDC pour actionner cette aide. Sinon, nous allons tirer les conséquences », a-t-il dit dans une interview exclusive expliquant que son gouvernement est le représentant légitime du peuple congolais au nom duquel cette conférence a été organisée.

Il a également rappelé que le gouvernement de la RDC a, en dépit des contraintes budgétaires mobilisés 100 millions de dollars américains pour répondre à cette crise humanitaire. She Okitundu a aussi annoncé que 10 millions de dollars américains pourront être décaissés dès la semaine prochaine.

Il a affirmé que son pays n’était pas contre l’organisation de la conférence de Genève, mais a protesté contre le fait qu’il n’était pas associé en amont.

« Nous ne sommes pas contre la solidarité internationale. Nous avons refusé de participer à cette conférence parce que nous n’avons pas été associés dès le départ. Tous les instruments internationaux demandent que les Etats concernés soient impliqués pour ce qui concerne l’aide humanitaire. Ça n’a pas été le cas pour la RDC. Nous avons exigé le respect et la considération », a-t-il ajouté.

Il a souligné que la RDC n’est pas contre la solidarité internationale et a rappelé la participation du gouvernement congolais à la réponse au drame haïtien.

« Nous sommes solidaires avec le monde. Nous avons participé à la solidarité internationale au profit de Haïti, malgré nos problèmes. Nous ne refusons pas l’aide. Nous demandons que le pays soit respecté. L’une des conséquences du fait que nous n’avons pas été associé à l’élaboration des termes de référence de cette conférence, ce que la situation humanitaire a été surévaluée. L’image du pays a aussi été ternie décourageant les investisseurs à venir ici alors que la crise ne concerne pas tout le pays », a déclaré le chef de la diplomatie congolaise.

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