En réaction à la déclaration du ministre des affaires étrangères Léonard She Okitundu relative au retrait de la force onusienne de la RDC d’ici 2020, la représentante de la Monusco, Leila Zerrougui, souligne que les casques bleus n’avaient « pas vocation à rester éternellement en RDC ». La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU s’est exprimée au cours d’une interview accordée au journal Le monde.

« La Monusco n’a pas son mot à dire et n’a pas vocation à rester éternellement en RDC. Elle exécute la volonté du Conseil de sécurité des Nations unies, avec lequel le gouvernement congolais peut discuter s’il le souhaite. La relation avec les autorités est parfois difficile. Mais je préfère des tensions, qui me semblent normales dans un contexte politique préélectoral, à une absence de réaction du pouvoir. Cela démontre à mon sens que le gouvernement veut prendre sa place, est déterminé à agir sans la Monusco. Ce qui peut être une bonne chose », a expliqué M. Leila Zerrougui.

Le gouvernement congolais souhaite voir le retrait définitif de la Monusco de son territoire en 2020. Il avait par ailleurs exprimé son regret de voir que le nouveau mandat des casques bleus n’était pas centré sur l’éradication des groupes armés qui sèment la désolation à l’est du pays.

« Nous avons fait savoir au Conseil de sécurité que ce mandat était l’avant-dernier avant un retrait définitif de la force après 20 ans de présence », avait martelé le chef de la diplomatie congolaise le 03 avril dernier. Le conseil de sécurité avait décidé le 27 mars 2018, de prolonger le séjour de la Monusco jusqu’en mars 2019. Avec comme priorités « la protection des civils et le suivi des élections du 23 décembre ».

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