Les élections congolaises de décembre risquent d’être « chaotiques ». Le Groupe d’études sur le Congo (GEC) alerte l’opinion. Dans une note d’information publiée ce lundi 09 avril, le GEC avance ses principales raisons.

« La possibilité que ces machines tombent en pannes, le manque d’éducation en matière d’utilisation de ces machines pour l’électorat, la compromission au secret de vote que ces machines pourraient induire », peut-on lire dans le texte.

Par ailleurs le groupe de chercheures basé à New-York estime que « la confiance » du public congolais à l’égard de la CENI a été ébranlée, entre autres, par « le manque de transparence en ce qui concerne l’achat des machines, le manque de tests rigoureux des machines et l’absence d’une tierce partie impartiale pour surveiller l’utilisation des machines ».

L’utilisation de la machine à voter suscite beaucoup d’inquiétudes y compris dans les pays les plus développés. Parmi les rares exemples à y avoir fait recours, le GEC cite l’exemple de la Namibie. Mais prévient que ce pays reste le seul en Afrique à faire usage de la machine à voter à ce jour. « Bien que son électorat représente 3 ℅ de celui de la RDC, sa commission électorale a investi beaucoup de temps pour tester les machines et éduquer la population », rappelle le GEC, qui suggère plutôt une introduction « progressive » des machines à voter au cours des élections aux faibles enjeux pour éviter de « controverses ».

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