Après les réserves émises par l’ambassade sud-coréenne à Kinshasa sur l’utilisation de la machine à voter, Jean-Pierre Kalamba, rapporteur de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est formel : «Avec Miru Systems, la CENI a signé un contrat qui n’engage pas l’Etat coréen». Dans une interview accordée mardi 3 avril à Radio Okapi, il souligne que le fabricant sud-coréen des machines à voter n’a pas saisi à ce jour son institution sur des problèmes que poserait l’utilisation de ces machines.

«Avec Miru Systems, la CENI a signé un contrat qui n’engage pas l’Etat coréen. Nous avons signé un engagement ferme qui n’a plus besoin de coaching ou d’accompagnement parce que nous avons trouvé que cette entreprise a fourni à l’Etat coréen des machines pour l’élection avec 40 millions d’électeurs. A ce jour, Miru Systems ne nous a pas saisis d’une inquiétude quelconque. Cette entreprise nous a envoyé le premier lot de 200 machines. C’est ce que nous considérons. Ce qui circule et les autres déclarations ne nous concerne pas. Et cela ne nous inquiète pas parce que c’est l’entreprise commerciale Miru Systems qui traite avec la CENI », affirme Jean-Pierre Kalamba.

Selon lui, ce qui intéresse la CENI, c’est l’offre technologique de cette entreprise Sud-coréenne.

«Les 200 machines qui sont arrivées, nous les avons testées et elles répondent à ce que nous voulons pour l’intérêt des Congolais. A ce stade, ce qui compte le plus pour les Congolais, c’est la publication des listes électorales par circonscription. Ce qui va nous conduire à la loi de répartition. Deuxièmement, s’impliquer dans la sensibilisation avec des machines qui se trouvent déjà à l’intérieur de notre pays. Ce qui se fait sur le plan diplomatique et politique n’a rien à avoir avec la technologie», estime le rapporteur de la CENI.