Moïse Katumbi répond aux attaques sur sa nationalité italienne supposée. Dans un message publié sur son compte twitter, l’opposant congolais, en exil, dénonce une « nouvelle capable » et accuse le pouvoir de chercher à l’empêcher à se présenter à la présidentielle de décembre 2018.

« Surpris d’abord que l’on s’attaque à ma nationalité d’origine que nul ne peut remettre en cause, en tant que candidat, je n’ai rien à cacher sur ma nationalité et mes origines », écrit l’ex gouverneur du Katanga.

Moïse Katumbi est convaincu que la création de la plateforme « Ensemble pour le changement » et son programme d’action (adopté à Johannesburg fin février) lui valent des nouveaux ennuis judiciaires et des « montages grotesques » visant à l’écarter de la course présidentielle. Il n’entend pas se laisser faire.

« Loin de me décourager, toutes ces manœuvres ne font que renforcer ma volonté de poursuivre mon combat pour libérer et sauver le pays. Je suis et reste candidat à l’élection présidentielle »

« Je vous dis avec force et détermination que mon énergie est à votre service. Le temps venu je me soumettrai à votre volonté. Car je le répète, je serai candidat à la prochaine présidentielle. Que ceux qui ont choisi la voie du chaos, en recourant à une question aussi sensible que la nationalité, reviennent au bon sens et aux bons sentiments. Ensemble nous ferons de la RDC un pays où il fera bon vivre et où règneront la paix, la justice et la prospérité », plaide le candidat d’ENSEMBLE.

Le message de Moïse Katumbi ne mentionne à aucun moment l’Italie ni les informations publiées récemment dans la presse sur la renonciation supposée de « sa » nationalité italienne. En revanche, Il tient à faire valoir sa congolité. « Après que la Cenco se soit prononcée sur l’affaire de mercenaires et celle de la spoliation d’un immeuble, le régime cherche à remettre en cause ma nationalité congolaise d’origine ! Moi, un natif du Katanga, fils d’une princesse Bemba/Yeke, de la lignée de Msiri, le roi de Bayeke. Entrepreneur congolais reconnu, élu député national et provincial, Gouverneur du Katanga pendant huit ans. ».