Le Tribunal de paix Kinshasa-Matete a convoqué Jean Marc Kabund, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) pour comparution ce mercredi 28 mars 2018. Cette convocation fait suite à une plainte déposée par l’aile de l’UDPS/Tshibala contre Kabund qu’elle accuse de “faux en écriture” pour avoir convoqué le congrès afin d’élire le successeur d’Etienne Tshisekedi à la tête du parti.

La plainte est signée par Tharcisse Loseke, président délégué de l’UDPS/Tshibala. Le document dénonce un acte « frauduleux » qui vise à « désorienter » la base de l’UDPS et « nuire » aux intérêts du parti. Il demande au tribunal d’arrêter immédiatement Jean Marc Kabund et exige une réparation de 100.000 USD pour “dommages et intérêts”.

“Plaise au tribunal de céans de dire recevable et fondée la requête, dire établies en fait comme en droit les infractions de faux en écriture et usage de faux. De condamner le cité au maximum de peines prévues par les articles 124 et 126 du code pénal du livre 2, assortie d’une clause d’arrestation immédiate. Ordonner la destruction de l’acte nominés faux en l’occurrence la décision de convocation du congrès du 13 mars 2018. S’entendre dire la constitution de la partie civile régulière et condamner le cité au paiement des dommages et intérêts de l’ordre de 100.000 USD”, peut-on lire dans la requête.

Le 13 mars dernier, Jean Marc Kabund, en qualité du secrétaire général de l’UDPS, a convoqué un congrès du 30 mars au 31 mars prochain pour désigner le remplaçant d’Etienne Tshisekedi mort il y a une année.

Ces assises, affirme le camp Tshibala, a pour objectif “d’entériner” la dynastie à la tête du parti. Allusion faite à Félix Tshisekedi qui est l’un des candidats en lice. Le Conseil national de suivi de l’accord de la saint sylvestre (CNSA) s’est donné quelques jours pour se prononcer sur le dédoublement du parti politique du feu Tshisekedi.

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