Dans une déclaration à la presse publiée jeudi par la Présidence du Conseil qui est occupée en mars par les Pays-Bas, les membres du Conseil ont noté qu’au moins 13,1 millions de personnes ont besoin d’aide, dont plus de 7,7 millions sont en situation d’insécurité alimentaire grave, ce qui a poussé l’ONU à activer le niveau le plus élevé de préparation aux situations d’urgence.

Le Conseil de sécurité s’était réuni le 19 mars 2018 afin d’examiner la situation humanitaire en RDC et avait notamment entendu un exposé de Mark Lowcock, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence.

Dans leur déclaration à la presse, les membres du Conseil se sont déclarés aussi profondément préoccupés par le nombre très élevé de personnes déplacées à l’intérieur du pays, qui a plus que doublé au cours de l’année écoulée et dépasse aujourd’hui les 4,49 millions, par la présence en RDC de 540.000 réfugiés et par le fait que plus de 714.000 réfugiés congolais se trouvent dans des pays voisins du fait de la poursuite des hostilités.

À cet égard, les membres du Conseil ont insisté « sur la nécessité de trouver une solution à la présence de groupes armés dans le pays » et ont réitéré leur appel en faveur de la tenue « d’élections transparentes, crédibles et ouvertes à tous, qui sont essentielles pour instaurer la paix et la sécurité de façon durable en RDC ».

Les membres du Conseil ont félicité les agences humanitaires des Nations Unies, les partenaires et les donateurs pour les efforts déployés afin d’apporter une aide rapide et coordonnée à la population. Ils ont invité les États membres et d’autres partenaires à accroître rapidement le financement afin de répondre aux besoins humanitaires dans le pays et ont dit attendre avec intérêt la conférence humanitaire de haut niveau qui se tiendra à Genève le 13 avril 2018 pour mobiliser des fonds.

Les membres du Conseil se sont déclarés préoccupés par la multiplication des entraves à l’accès humanitaire dans l’est de la RDC en raison de l’insécurité et de la violence, ainsi que par les attaques incessantes visant les agents et les moyens humanitaires. Ils ont demandé à toutes les parties « de respecter l’impartialité, l’indépendance et la neutralité des agents humanitaires » et souligné « la nécessité de ménager aux acteurs humanitaires un accès sûr et sans entraves ».

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