Le feuilleton de la nationalité italienne supposée de l’opposant congolais Moïse Katumbi se poursuit. Cette fois-ci, ce n’est pas le ministre de la justice Alexis Thambwe, ni les francs-tireurs de la Majorité présidentielle, mais le magazine Jeune Afrique qui embarrasse l’ancien gouverneur du Katanga.

« Moïse Katumbi a bel et bien eu la nationalité italienne pendant 17 ans », bombarde dans sa une ce jeui soir, la version électronique du journal français consacrée à l’Afrique.

Une bombe. Incontestablement. Alors que l’opposant le plus redouté, à Joseph Kabila, tente de se débarrasser du piège de la double nationalité dans lequel le pouvoir essaie de l’enfermer depuis plusieurs mois, Jeune Afrique enfonce le clou. Citant une municipalité du sud de l’Italie, le journal révèle que le candidat d’ENSEMBLE à la présidentielle « avait bien détenu la nationalité italienne entre 2000 et 2017 ».

Le site de l’hebdomadaire se fait encore plus précis en avançant qu’un des principaux opposants à Joseph Kabila, un nommé « Moïse Katumbi d’Agnano », apparait dans le registre de l’état civil de la mairie de San Vito Dei Normanni, après avoir « obtenu la nationalité le 3 octobre 2000 » auquel il aurait renoncé « le 13 janvier 2017 ».

Si elles étaient avérées, ces informations viendraient confirmer les accusations du ministre de la Justice contre l’opposant congolais le plus en vue. L’an dernier, Alexis Thambwe Mwamba était en effet le premier à dégainer l’arme de destruction massive, en évoquant sur Tv5 la nationalité italienne de Moïse Katumbi. Une double nationalité, donc, qui priverait l’ex gouverneur d’une chance de participer à la présidentielle de décembre 2018. Selon la constitution congolaise.

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