Le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur Henri Mova a affirmé vendredi 16 mars avoir accompli la mission que le chef de l’Etat lui a confié : « arrêter les massacres dans le territoire de Djugu et y rétablir l’autorité de l’Etat, pour permettre le retour de déplacés dans leurs milieux d’origine ». Il a fait cette déclaration avant de retourner à Kinshasa, après deux semaines de travail en Ituri.

« Nous sommes satisfaits de l’évolution de la mission qui a consisté en deux phases: l’évaluation de la situation sécuritaire et la pacification du territoire de Djugu. Il y a eu deux moments : arrêter l’hémorragie, mettre fin aux massacres, ce qui a été fait. On a obtenu au moins la transformation du conflit en ce qu’il était une sorte de guerre chaude en une guerre froide. Et nous pensons effectivement que l’Ituri va redevenir ce havre de paix qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être », a affirmé M. Mova.

Pour le député provincial de l’opposition, élu de Djugu, Pierre Claver Bedidjo, la déclaration d’Henri Mova ne reflète pas la réalité du terrain. Il fait remarquer que l’autorité de l’Etat n’est pas encore rétablie pour faciliter la libre circulation des personnes et de leurs biens.

« Jusque-là pour moi, il n’y aucun signe qui peut me faire dire que le vice-premier ministre a réellement accompli une mission de pacification du territoire de Djugu. L’autorité de l’Etat n’est pas encore rétablie. Qui peut circuler partout comme cela était le cas avant ? Donc c’est encore difficile », indique Claver Bedidjo.

Le ministre de l’Intérieur était accompagné du de la défense et du commissaire général de la police nationale congolaise pour évaluer la situation sécuritaire en territoire de Djugu.

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