Le vice-Premier et ministre des transports a décidé de réintégrer, au plus vite au sein de l’Ogefrem, la dizaine d’agents et cadres pourtant licenciée régulièrement, selon les syndicalistes, par la Direction Générale, notamment pour le détournement d’une somme de près de 3 millions US.

Sonnée par cette décision qu’elle juge illégale et en violation des dispositions statutaires et conventionnelles de l’Office, l’intersyndicale de l’Ogefrem menace d’aller en grève si jamais le VPM Makila ne la rapporte pas.

Pour justifier sa décision, José Makila affirme que la procédure de licenciement n’a pas été respectée dans la quasi-totalité des dossiers examinés et que l’instruction qui a conduit à ces licenciements a été complaisante à l’égard des certains.

Pour le dire, il s’appuie sur les conclusions d’un Rapport circonstancié établi par le conseil d’administration après examen des recours des agents et cadres de l’Ogefrem.

les syndicalistes de l’Ogefrem contestent vigoureusement la décision du VPM Makila.
Ils rappellent que les agents licenciés dilapidaient les recettes de l’Ogefrem avec les aveux contenus dans les PV des auditions. Et que leur licenciement a suivi la procédure: commission disciplinaire, rapport au Conseil d’administration et décision de cet organe pour les cadres de commandement.
Les agents de collaboration ont été traités au niveau de la Direction générale de l’Office.

L’intersyndicale de l’Ogefrem déplore que la tutelle et le Conseil d’administration entretiennent un flou sur une procédure déjà clôturée et validée.
Ce qui entraîne un malaise social à l’Ogefrem car ça protége des agents et cadres auteurs de fraudes et détournements des sommes importantes, fait remarquer le banc syndical.

Les syndicalistes rappellent à Makila qu’il avait lui même déjà entériné la décision de leur licenciement validé par le Conseil d’administration le 6 et 7 novembre 2017.
Les syndicalistes ne comprennent pas ce revirement du VPM Makila d’autant plus les dossiers disciplinaires sur ces agents véreux étaient déjà clôturés.
La réinscription de leurs dossiers à l’ordre du jour du Conseil d’administration est un abus de pouvoir du PCA, font-ils observer.
Si les choses restent en l’état, les syndicalistes vont déclencher la grève, préviennent-ils.

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