Le tribunal militaire de garnison de Matadi a condamné mercredi à la peine de mort, sept membres du mouvement religieux Bundu dia Kongo pour « participation à un mouvement insurrectionnel et meurtre ». Ce verdict intervient après deux mois d’un procès à rebondissement.

Parmi les sept condamnés à mort, figurent deux femmes. Ils ne pourront bénéficier de mesures de grâce ou d’amnistie avant 5 ans.

Les sept condamnés faisaient partie du groupe de 31 personnes poursuivies à la suite des échauffourées qui ont opposé la police nationale et les adeptes de ce mouvement entre janvier et février 2017 dans la cité de Kimpese et Matadi (Kongo-Central).

Par ailleurs, onze de ces prévenus ont été condamnés à la peine de dix ans de servitude pénale principale, sans aucune possibilité de grâce ou d’amnistie avant 5 ans.

En revanche, quinze prévenus parmi lesquels trois femmes ont été acquittés. D’après le tribunal, l’accusation n’a pas apporté suffisamment de preuves contre eux.

Les avocats de la défense ont dénoncé un jugement « politique ». Ils ont promis d’aller en appel.