Le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur Henri Mova Sakanyi se rend dans la province de l’Ituri pour s’enquérir de la situation sécuritaire dans le territoire de Djugu où des personnes sont massacrées par des miliciens.

Il est passé par Kisangani ce dimanche dans la province de la Thopo « en vue prendre la température de l’évolution de la situation politique » dans les provinces issues du démembrement de la Province Orientale.

« Il est de notre devoir, en allant sur le site où il s’est passé des massacres dans la province de l’Ituri, nous nous sommes dits qu’on pouvait faire d’une pierre plusieurs coups. Et donc commencer par Kisangani pour relever la température de l’évolution de la situation politique et sécuritaire dans la région et faire le point avec les nouvelles autorités sur la manière dont la gestion des populations se réalise », affirme M. Mova.

Sa mission va aussi le conduire à Buta dans le Bas-Uele pour s’imprégner la crise naissante entre l’exécutif et l’organe délibérant suite à une motion de censure contre le gouverneur Armand Kasumbu.

La police nationale congolaise (PNC) a bouclé, depuis vendredi 2 mars la nuit, les périmètres d’accès aux bureaux de l’assemblée provinciale du Bas-Uele à Buta pour exécuter la décision du ministre de l’Intérieur qui a suspendu les activités de l’organe délibérant.

«Lors de la dernière conférence des gouverneurs, nous avons privilégié la stabilité des institutions. Il a été établi qu’à quelques mois des élections, qu’on puisse stabiliser les institutions exécutives et délibératives des provinces. Et donc c’est une obligation de maintien d’ordre public de ne pas trop secouer les autorités établies. Si cela s’impose, il faut donc respecter les procédures. Il nous a été obligé de suspendre cette procédure pour en savoir plus. Je vais donc prendre contact nécessaire afin qu’on tire la chose au clair. La motion a été intempestive», affirme Henri Mova Sakanyi.

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