Les 7 industriels miniers les plus puissants du secteur minier es congolais, opposés à certains points de la révision du Code minier 2002, vont rencontrer, à leur demande, le mardi 6 mars le président de la République.

À travers cette rencontre, ces opérateurs miniers vont tenter de dissuader Joseph Kabila de promulguer le nouveau Code minier, pourtant déjà adopté par le parlement en février et qui se trouve sur sa table.

Retourner à la table de négociations, tripartite gouvernement – miniers – société civile, sera leur principale demande à Kabila afin de faire valoir leurs points de vue non prises en compte par la nouvelle loi.

Sont donc attendus autour du chef de l’État :

1. Mark Bristow (Patron de Randgold-Kibali),

2. Kalidas Madhavpedi (Patron de CMOC-TFM),

3. Ivan Glasenberg (Patron de Glencore-KCC-MUMI),

4. Lars Éric Johanson ( patron de Ivanohe Mines),

5. Srinivasan Venkatakristan (patron de Anglo Ashanti Gold-Mongwalu),

6. Mark Davis (patron de MMG),

7. Qixue Fang (patron de Zijin Mining).

Ces opérateurs miniers, qui ont pris le soin d’écarter aussi bien le président de la Chambre des mines, Simon Tumawaku , que celui de la Fédération des Entreprises Congolaises, Albert Yuma, vont saisir cette occasion pour faire part à J. Kabila de leurs réticences sur certaines dispositions de la nouvelle loi minière.

Il s’agit notamment:
1. de la suppression de la clause de stabilité de 10 ans,

2. de la surtaxation des super-profits,

3. de la hausse de la redevance minière de 2 à 10%,

4. et de la réduction de certains avantages douaniers

5. Annulation du système d’amortissement hyper rapide sur les capitaux et sur les biens d’équipement.

En principe, la nouvelle loi minière devrait déjà entrer en vigueur. Car la Constitution dispose que si endéans 15 jours après sa saisine, le président de la République ne promulgue pas la loi, celle-ci entre automatiquement en vigueur.

Pour le ministre des mines, Martin Kabwelulu, qui demande aux miniers de prendre leurs dispositions pour assister à la rencontre avec Kabila, la révision du code minier est irréversible.
Elle a pour but de procurer des moyens à l’État car l’ancien code a plutôt enrichi les opérateurs miniers.

Seul opérateur minier qui va manquer à cette réunion de la dernière chance entre le gouvernement et le secteur minier, l’opérateur Canadien Banro qui contrôle les mines d’or de Twangiza-Namoya-Kamituga.

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