La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation au Congo (MONUSCO) mène une enquête sur la mort du militant pro-démocratie, Rossy Mukendi tué par balle dimanche 25 février dernier lors de la marche anti-Kabila organisée par le Comité Laïc de Coordination (CLC).

Cette enquête concerne également les allégations sur les cas de violation des droits de l’homme, a affirmé Florence Marchal, porte-parole de la Mission de l’ONU au pays.

“L’enquête est en cours dans le cadre de notre mandat, nous menons les enquêtes sur la mort du militant pro-démocratie et sur les allégations de violation des droits de l’homme”, a-t-elle dit lors de la conférence hebdomadaire ce mercredi 28 février à Kinshasa.

Des cas de violation des droits de l’homme sont régulièrement relevés par plusieurs observateurs lors des manifestations contre le pouvoir.

“Nous avons noté un dispositif plus allégé des forces de l’ordre, malgré le recours à la force à certains endroits pour disperser les manifestants notamment à Kinshasa, Mbandaka et à Kisangani, nos équipes ont pu voir qu’à certains endroits les marches ont pu avoir lieu”, dit la porte-parole la MONUSCO.

Le respect des droits de l’homme a pourtant fait objet d’une réunion ad hoc entre la MONUSCO et la Police Nationale Congolaise (PNC) à la veille de la dernière marche des chrétiens, affirme la mission de l’ONU.

“Nous avions les équipes d’observation déployées ici à Kinshasa et sur l’ensemble de la RDC conformément au mandat qui nous est donné au Conseil de Sécurité. Ce déploiement avait été précédé d’un dialogue mené par le responsable de la mission notamment par la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies, un dialogue qui avait été mené avec toutes les parties prenantes avant les manifestations de dimanche afin de s’assurer que les marches seraient pacifiques et que les manifestants et les forces de sécurité feraient preuve de retenue. Lors de ces échanges, l’importance du respect du droit du peuple congolais à la liberté d’expression et au droit de manifester avait été également soulignée”.

Ainsi, la MONUSCO plaide pour des sanctions à l’encontre des auteurs de ces nouvelles violations des droits des manifestants.

“Il est important que tout auteur de faute ou de crimes lorsque les responsabilités sont établies soit sanctionné dans le cadre de la lutte contre l’impunité “, a tranché Florence Marchal.

Contrairement à l’annonce de la police la veille des manifestations, (objectif zéro mort), trois personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées. La police a également annoncé lundi dernier l’arrestation de l’agent qui avait tiré sur Rossy Mukendi pour «violation des consignes».

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