Selon le tabloïd, le départ d’Henri Mova Sakanyi d’un poste [secrétaire général] qui ne va plus exister dans les nouveaux statuts annoncés du PPRD, est loin d’être perçu comme un fait anodin. Loin s’en faut ! Car, cette nomination qui intervient cinq jours seulement après celle de Me Jean Mbuyu Luyongola, au poste de Conseiller spécial du Président Joseph Kabila en matière de sécurité, s’inscrit dans la droite ligne de l’option levée de mouler dans une nouvelle robe, le parti présidentiel démocratiquement au pouvoir depuis 2006.

Dans la recherche du pourquoi de ce changement, DRCONGOAVENIR a interrogé un membre du PPRD qui a fait savoir que le retour de Mova sakanyi aux affaires et dans un ministère stratégique de l’Intérieur souligne la «volonté» du camp présidentiel de marquer de près la territoriale en prévision des échéances à venir si elles auront lieu.

«C’est ce ministère qui organise le découpage territorial en cas des élections et qui peut même proposer l’organisation d’un referendum. C’est aussi pour le même camp de surveiller de près Bruno Tshibala même s’il n’a aucun ‘’poids politique’’face à l’écrasante machine présidentielle sans laquelle il ne pouvait exister», décortique le média en ligne.

Le remaniement partiel intervenu au sein du ministère de l’Intérieur est le sujet principal que la presse congolaise développe. Certains médias restent dans le factuel, d’autres par contre se lancent dans les analyses et commentaires et tentent de comprendre le pourquoi ce changement «brusque» dans la territoriale.

Le président de la République, Joseph Kabila Kabange a nommé mardi 20 février dans la soirée, Henry Mova Sakanyi au poste de vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, informe L’Avenir, qui rappelle que le promu occupait la fonction de secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).

La sortie inattendue de Ramazani Shadari étonne notamment Le Phare, car l’homme était au cœur du dispositif sécuritaire du pays, avec des missions intempestives dans les points chauds de la République (Kasaï, Ituri, Beni, Haut-Katanga). Il était également impliqué dans le chambardement des gouverneurs, vice-gouverneurs de provinces et même des animateurs des bureaux des Assemblées provinciales.

Il était également en première ligne dans l’interdiction et la répression des marches pacifiques des forces politiques et sociales exigent l’application intégrale de l’Accord de la Saint Sylvestre, rappelle le journal.

Dans son analyse, Forum des As croit savoir les vraies motivations de ce réaménagement du gouvernement congolais, qui seraient liées aux préparatifs des élections, «2018 étant réputée année électorale en RDC.»

En effet, explique le journal, le président Joseph Kabila, jusqu’ici initiateur du PPRD, entend donc placer le curseur au bon endroit. Il ménage sa monture, en rebattant les cartes. Voilà qui parait le dessous, mieux le soubassement de tous les changements qui s’opèrent depuis peu au sein du PPRD.