En marge de la bipartite Zambie-RDC, tenue du 17 au18 février à Lusaka, le ministre des mines, lors d’une interview, a assumé pleinement la révision du Code minier de 2002.

« Nous avons divisé les avantages des opérateurs miniers » , a déclaré Martin Kabwelulu Labilo.

Le ministre des mines a aussitôt justifié sa réforme en soutenant que la modicité des revenus tirés par le gouvernement du secteur minier s’explique par le fait que les régimes fiscal, douannier et de change contenus dans le Code minier sont très avantageux pour les opérateurs miniers.

» Si le gouvernement n’a pas eu autant des recettes qu’il espérait du secteur minier c’est à cause des régimes fiscal, douanier et de change de l’ancien code », accuse M. Kabwelulu.

Pour le ministre, les industriels miniers ne contestent pas toutes les dispositions du nouveau code, adopté au parlement mais non encore promulgué, mais seulement celles en rapport avec les 3 regimes: fiscal, douanier et de change.

Mais pas question de revenir sur la révision, assure le ministre.
« Le gouvernement n’y reviendra plus », tranche-t-il.
Ceux qui seront emportés, tant pis pour eux, d’autres viendront, dit-il, en utilisant l’allégorie du feu de brousse qui consume l’herbe et qui après être passé voit les plantes qui ont des racines profondes repousser.

Les miniers de la RDC ne sont pas au bout de leur peine. Une hausse des impôts et taxes n’est pas à exclure à moyen terme et long terme.
Car la RDC veut s’aligner sur les taux d’imposition de la Zambie réputés plus élevés que ceux pratiqués au pays de Lumumba.

«Nous allons y aller palier par palier», promet M. Kabwelulu.

Le ministre des mines veut que la RDC et la Zambie puisent parler d’une même voix dans les forums internationaux.
Que les 2 États ne se fassent pas de concurrence déloyale.
Cela passe par l’harmonisation des politiques d’exploitation des ressources minières à travers le Protocole d’accord de 2006.
Nous devons l’actualiser, a dit Kabwelulu.

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