La RDC est confrontée à l’une des pires crises humanitaires: 4,5 millions de personnes déplacées, 13 millions de personnes nécessitant une aide humanitaire et 9,9 millions de personnes gravement touchées par l’insécurité alimentaire, dont 2 millions risquent la malnutrition aiguë. Les Nations Unies ont classé la RDC comme une urgence de niveau 3 comparable au Yémen, à la Syrie et à l’Irak.

Les Aînés ont également exprimé leur grave préoccupation face à la violence et aux violations des droits de l’homme à travers le pays et à l’instabilité politique grandissante provoquée par le refus du président Joseph Kabila de respecter la limite de deux mandats énoncée dans la constitution.

Ils exhortent leurs efforts à encourager une transition pacifique. Le calendrier électoral récemment annoncé devrait être respecté pour un engagement international basé sur l’accord «Saint-Sylvestre» conclu le 31 décembre 2016.

L’Organisation des Nations Unies (OCHA) a lancé son plus grand appel de fonds de 1,68 milliard de dollars pour 2018, seulement 2% a été publié jusqu’à présent.

La violence est endémique dans le pays et la récente recrudescence dans la région du Kasaï est particulièrement préoccupante, avec des rapports crédibles d’une stratégie délibérée de terreur et de destruction par les forces gouvernementales et leurs auxiliaires contre la population civile. La situation au Nord et au Sud Kivu et en Ituri est bien pire que l’année dernière, et la capitale Kinshasa a également connu une révolte croissante contre les autorités.

Kofi Annan, président des Aînés et secrétaire général des Nations Unies, a déclaré:

« Le peuple de la République Démocratique du Congo a été constamment mal servi par ses dirigeants au sein de la communauté internationale: la légitimité du président Kabila décline, les foyers d’insécurité se multiplient et le pays devient un Etat en faillite. Dans l’ensemble de la région et au-delà, une action urgente en vue d’obtenir des élections libres et sûres est un premier pas crucial vers la restauration de la stabilité politique.  »

Mary Robinson, aînée et envoyée spéciale des Nations Unies dans la région des Grands Lacs, a ajouté:

« La crise humanitaire en République Démocratique du Congo est intolérable pour tous ceux qui croient en la pauvreté, et la réponse est terriblement inadéquate.Cette absence de volonté politique de la part des politiciens nationaux et des donateurs devrait être un moyen de secours et de protection ».

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