Elle est l’une des victimes de la marche du 21 janvier dernier. Thérèse Kapangala a été portée en terre le vendredi 09 février 2018.

Présent, lors de la fameuse marche des laics, Delly Sessanga a par son témoignage rappelé les circonstances ayant conduit à la mort de l’aspirante de Saint François de Sales à Kitambo.

Pour Sessanga, cela ne fait aucun doute, T. Kapangala a été assassinée.

« Dites moi, en quoi est-ce qu’une jeune fille innocente sans armes, à l’intérieur d’une paroisse, menace l’ordre ? ça c’est l’assassinat, l’utilisation de la terreur comme mode de gouvernement », affirme l’élu de Luiza dans le Kasaï Central.

Ce qui s’est passé ici le 21 et nous en avons été témoin est quelque chose d’ignoble, renchérit le député qui appelle les uns et les autres à poursuivre le combat pour l’instauration de la démocratie et le respect des droits de l’Homme au pays.

Il s’agit pour le député national, de la meilleure façon d’honorer la mémoire de celle qu’il considère désormais comme un martyr.

« Un martyr ne se pleure pas, un martyr se pleure par la manière de continuer la lutte pour laquelle il a sacrifié sa vie et aujourd’hui nous n’ avons qu’une seule obligation, celle de poursuivre le combat que nous avons amorcé ensemble et pour lequel beaucoup d’entre nous ont commencé à sacrifier de leur vie », soutient Sessanga.

Selon le coordonnateur de l’Alternance pour la République, le pouvoir en place entend instiller une peur au sein de la population.
Mais ceci ne passera pas, laisse entendre le président de l’Envol qui compte poursuivre à « user du droit légitime, qui est celui de manifester, afin que le caractere sacré de la vie soit respecté par tous y compris par les forces de sécurités, a-t-il conclu.

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