Bruno Tshibala érigé en “autorité morale” d’une aile de l’UDPS qualifie “d’illégale” la convocation du congrès du parti historique de l’Opposition par Jean Marc Kabund afin de remplacer Étienne Tshisekedi décédé il y a un an.

Ces assises, affirment le camp Tshibala, a pour objectif “d’entériner” la dynastie à la tête du parti, allusion faite à Félix Tshisekedi.

« L’objectif poursuivi par la convocation du congrès d’une certaine UDPS familiale est d’adouber le fils à la place du père. Toute succession dynastique à la tête de l’UDPS est immorale et inadmissible car non conforme à l’idéal démocratique du parti », dit un communiqué publié ce vendredi 9 février par l’UDPS conduite par le premier ministre.

Jeudi, le secrétaire général de l’UDPS, Jean Marc Kabund a annoncé la tenue du congrès de l’UDPS du 26 au 27 février courant. Mais le camp de Tshibala brandit l’article 26 des statuts de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social qui serait violé:

« En cas de décès, de démission, d’empêchement définitif, d’expiration de mandat ou d’interdiction d’exercer du président du parti, un directoire composé du président en exercice de la convention démocratique du parti, du secrétaire général du parti et du président de la commission électorale permanente du parti assume son intérim pour un délai ne dépassant pas 30 jours au cours duquel il est tenu de convoquer une session extraordinaire du congrès en vue de l’élection du nouveau président du parti ».

Parmi les conditions pour être candidat en remplacement du défunt Tshisekedi, “être de nationalité congolaise et avoir 20 ans d’ancienneté dans le parti”, a indiqué Kabund.

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