L’Église du Christ au Congo (ECC) dit être « sans nouvelle » du Pasteur François Ekofo depuis dimanche 4 février dernier, quelques semaines après avoir officié un culte dans lequel il avait critiqué le pouvoir en place.

« La présidence nationale de l’Église du Christ au Congo (ECC), informe aux autorités ainsi qu’à l’opinion publique, qu’elle est sans nouvelle de son Pasteur François David Ekofo depuis le dimanche 4 février 2018 », souligne un communiqué de cette communauté religieuse, parvenu ce mercredi 7 février à ACTUALITE.CD.

Dans le même texte, elle « prie » les autorités, « par le biais des organes compétents, de pouvoir ménager aucun effort pour informer l’Église de sa situation ».

Aux fidèles protestants notamment, elle recommande de « prier pour le Pasteur François Ekofo ainsi que pour la paix en RDC ».

Lors d’un culte de commémoration, le 16 janvier à la Cathédrale du Centenaire de l’Église du Christ au Congo (ECC), de l’assassinat du président Laurent-Désiré Kabila, père de l’actuel chef de l’État (Joseph Kabila), le Pasteur Ekofo avait affirmé dans son homélie que « l’État n’existe pas » en RDC.

« Nous devons léguer à nos enfants un pays de droit où tous les hommes sont égaux, tout le monde doit être traité sur un même pied d’égalité par la justice quel que soit son rang. Préservons notre cher pays selon la volonté de M’zee, surtout ne perdons pas même un centimètre de notre pays », déclarait Ekofo devant un millier de fidèles, des officiels congolais et la famille présidentielle.

Avant lui, l’archevêque de Kinshasa et figure phare de l’Église catholique en RDC, le cardinal Laurent Monsengwo avait en début Janvier exigé « que les médiocres dégagent », dénonçant la barbarie avec laquelle les forces de sécurité ont réprimé des marches initiées par le Comité laïc de coordination (CLC).

Le représentant légal de la communauté islamique au Congo (COMICO), cheikh Ali Mwinyi affirmant que la RDC « est malade ».

D’où pour l’Imam, « il nous faut une thérapie de choc. (…) nous comporter comme des médecins. (…) Si vous avez pris un engagement devant Dieu et devant les hommes, il faut savoir le respecter ».

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